
J'étudie la détection et la représentation des
odeurs chez l'insecte. Je travaille essentiellement à partir de
données enregistrées
in
vivo dans le lobe antennaire (électrode multi-site
extracellulaires), c'est à dire le premier relais de
l'information olfactive (équivalent du bulbe olfactif des
vertébrés).
Ce site est entièrement
sponsorisé par le logiciel Spike-O-Matic, et
c'est
ici.
Le premier utilisateur ayant réussi à installer
la bête, à traiter les données et à me
mailer les résultats,
gagne un saucisson d'âne directement importé du
Morvan.

Fig.2: Periplaneta americana,
ou plus exactement sa tête bloquée dans un pain de cire,
la cuticule au dessus du cerveau a été judicieusement
prélevée, afin d'admirer ces 2 grosses sphères
blanches, les corps pédonculés ou mushroom bodies pour
les pros; et plus à leur gauche, les lobes antennaires (à
droite, lobe et glomérules visibles, photos copyright Ung-Chaffiol-2004, Moreaux-Chaffiol-2005)
Fig. 3: Illustration simpliste du
tri des potentiels d’action. A partir de 250 ms d’activité
spontanée, on a extrait les différents évènements
observés, c’est à dire tous les spikes enregistrés
(trace noire du haut).
L’analyse ultérieure révèlera la présence
de 5 neurones (unit 1
à 5)
dont les trains propres sont illustrés ici.
Fig.4:
L'analyse des
trains de PAs. Exemple
: réponse d’un neurone de cafard à la vanilline.
Construction d’un PSTH (Peri Stimulus Time Histogram).Ci-contre, en
haut, on a représenté les trains de potentiels d’action
émis au cours des 17 répétitions d’une stimulation
de 0.5 seconde à la vanilline (trace rouge).En bas, nous
avons ainsi construit l’histogramme des temps des PAs (PSTH pour
peri-stimulus-time-histogram). On observe l’évolution de la
fréquence de décharge (Hz) de notre neurone au cours du
temps.
Fig.5: PSTHs de 4 neurones
enregistrés simultanément avec
électrode extracellulaire multi-site, soumis à la
diffusion de 2 odeurs (A.
citronellal, puis B.alpha-ionone, 0.5 seconde de stimulation [trait
noir], 20
répétitions par odeur).